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MIDI LIBRE Édition du lundi 29
septembre 2008

photo
Jean-Michel
MART
Jam
Les crédits promis par l'État
se font attendre
Ce devait être la grande affaire de l'année
2007 pour le Jam : les travaux d'extension de son école de musique
allaient débuter en mars. Las, plus d'un an après, le premier coup de
pioche ne paraît pas être imminent. Pourtant, tout semblait se présenter
sous les meilleurs auspices avec l'accord donné en 2006 par la Ville, le
Département, la Région et l'État, via son représentant sur place, la
Drac.
Tous unanimes pour aider le Jazz Action Montpellier à financer, à côté
de sa salle de concert, l'aménagement d'un véritable hall d'accueil pour
les deux cents élèves, la création d'une salle de cours théorique
supplémentaire et de quatre boxes de répétition. Les 484 000 € nécessaires
allaient donc être débloqués, les trois collectivités locales faisant
illico voter leur part dans leur budget
respectif.
La Drac, direction régionale des affaires culturelles, ne s'est pas précipitée
pour engager les 120 000 € promis. Et, profitant de l'inspection demandée
par le Jam pour obtenir l'agrément national École de musique, le ministère
a conditionné l'octroi des crédits aux conclusions de ce rapport.
« L'inspecteur est venu en mai 2007 et nous avons eu ses conclusions
en mai 2008 », annonce le directeur, Jean Peiffer, qui livre les
dites conclusions : « Elles indiquent que le Jam a compétence pour
assurer des formations mais qu'accorder le label du ministère serait trop
précoce en raison, notamment, des travaux d'extension qui doivent être
menés. » À l'heure des réductions drastiques dans le budget de l'État,
le Jam ne croit plus guère au coup de pouce financier de la Drac. La
Ville, le Département et la Région ont certes maintenu leurs subventions
mais les sommes prévues ne suffiront pas à mener à bien le projet tel
qu'il était envisagé. D'autant, qu'entre-temps, le prix de la
construction a sérieusement augmenté.
Il faudra maintenant attendre 2009, et la venue ou non d'autres
partenaires, pour savoir si l'extension aura bien lieu et dans quelles
proportions. Des contretemps qui n'entament en rien le moral de ces défenseurs
du jazz, qui proposent une saison éclectique aux forts accents de musique
du monde (lire programme, ci-dessous).
M.
PICARD
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Édition du jeudi 3 juillet 2008
MIDI LIBRE
Photo D. CRESPIN
Musique Ba Cissoko cultive ses racines guinéennes
À
L'AFFICHE AUJOURD'HUI
Calebasse
calée entre
les jambes, Kon Kouré est installé au sol. A côté de lui, Kourou
Kouyaté accorde sa basse. Bien isolés phoniquement dans un coin du
studio Lakanal, ils ne voient guère, derrière leur cloison mobile, Ba
Cissoko le chanteur, Abdulaï Kouyaté à la guitare acoustique et Sékou
Kouyaté avec sa kora. « Ça tourne », indique le sonorisateur
Pierre Vandewaeter après que les musiciens se sont accordés. Doté
chacun d'un casque sur les oreilles qui leur permet de s'entendre
mutuellement, ils se lancent dans l'interprétation de Mambo, un
des douze titres du prochain album du talentueux groupe guinéen Ba
Cissoko. Ils ont tellement l'habitude de jouer ensemble que l'entente est
parfaite. Tout est fluide. Ils feront tout de même une seconde prise.
Après avoir réalisé leur maquette à Marseille, c'est donc à
Montpellier que Ba Cissoko et ses musiciens enregistrent depuis lundi leur
troisième album. « Pierre nous a été recommandé par un
sonorisateur d'Arles avec qui j'avais fait le premier album et dont
j'avais beaucoup aimé le son », explique Ba Cissoko. Le groupe est
ici jusqu'à dimanche pour achever ce disque nommé Séno, ce qui
signifie agriculture en malingue. « Ce titre, c'est un hommage à ma
grand-mère qui cultivait du riz. Une grand-mère quim'a beaucoup appris,
y compris à chanter », explique ce descendant d'une famille de
griots qui chante également en peul, en soussou, autres langues de Guinée-Conakry,
et un peu en français. Les racines musicales de cet opus sont bien sûr
africaines. D'autres influences se mêlent : rock, flamenco, reggae,
musique cap-verdienne...
Hier, sept titres avaient déjà été enregistrés. Bon nombre de solos
de musiciens sont encore à graver. Le disque sortira en octobre. Le
groupe viendra le présenter au Jam, le 14 novembre.
M. PICARD
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MIDI
LIBRE mercredi 30 janvier 2008
Lundi
soir, au Jam, Mouss et Hakim (Zebda) présentaient leur projet
Origines
contrôlées :
« Des Chansons de France »
ENTRETIEN
Qu’est-ce
qui motive le projet Origines contrôlées, consacré aux chansons
anciennes de l’immigration algérienne ?
Mouss
Amokrane : Depuis quatre ans, on a créé à Toulouse
le festival Origines contrôlées, autour de la mémoire de
l’immigration et de la colonisation. Il était temps de faire un album
de chansons de l’immigration algérienne, sauce toulousaine.
L’idée
est de dire : ce patrimoine existe, mettons-le au pot commun. De même, il
y a des langues de France, l’arabe
et
le kabyle en font partie.
Que
nous apprennent ces chansons sur cette première vague de l’immigration
et sur la période dite de l’entre-soi ?
Elles
expriment la souffrance de l’époque : on subit en espérant des jours
meilleurs et on le fait entre-soi. La réalité est aujourd’hui très
différente. Il n’y a plus de communautarisme.
Le
danger n’est plus dans l’entre-soi mais plutôt dans cette rupture que
peut provoquer, chez les jeunes des quartiers autant que chez Nicolas
Sarkozy, une identité fantasmée.
Le
concept d’identité nationale est-il donc dangereux ?
Oui
parce que, même s’il n’y a pas de problèmes d’intégration, la désintégration,
elle, existe. Quand on parle d’identité
nationale,
on nous dit : vous en faites partie ou vous n’en faites pas partie. Or,
une identité est en mouvement et les flux migratoires ont toujours
influencé l’identité française : le musette est, par exemple, né de
la rencontre d’accordéonistes italiens et de bougnats auvergnats en
banlieue parisienne.
D’ailleurs,
ces chansons nous parlent comme faisant déjà partie de notre patrimoine.
C’est
ce qui est passionnant en tant que musiciens. On se rend compte qu’elles
font partie de l’histoire collective. Ce
sont
des chansons de France.
La
transmission, c’est la clé ?
Il
y a cette dimension héroïque que l’on ressent à l’égard de nos
parents et qu’on a besoin de transmettre à nos enfants : ça part
d’une description de ces gens qui n’étaient pas soumis, qui n’étaient
pas très instruits mais cultivés.
Vous
opposez ainsi le principe d’empreinte culturelle à celui d’empreinte
génétique.
La
réflexion est globale face à une idéologie de droite. A l’empreinte génétique,
stigmatisante, j’oppose l’idée que notre famille est constituée par
les gens avec lesquels on grandit. Je défends donc le droit du sol, je
suis républicain.
À
Toulouse, vous soutenez la liste LCR-Motivé-e-s alors que votre ami de
Zebda, Magyd Cherfi, figure sur la liste PS.
Je
ne partage pas ce choix. C’est un peu un abandon du combat, c’est se
ranger du côté des "costume-cravate".
Alors,
que devient Zebda ?
La
parenthèse a été une respiration salutaire pour tous. Mais on évoque sérieusement
l’idée de refaire un album. _
Recueilli
par Eric DELHAYE
Retrouvez
Origines contrôlées
en
concert :
en mai à Montpellier,
au
festival Arabesques,
puis en
juillet
à Mèze, au festival de Thau.
L’énergie
de Mouss et Hakim
«
Ça va bien ? », demande Hakim, avec son bel accent
toulousain, en arrivant sur scène. Ça allait même très bien, lundi
soir, au Jam, pour le concert acoustique offert par Origines contrôlées.
Mouss et Hakim Amokrane, chefs de file de cette formation réduite pour
l’occasion à six personnes sous mode acoustique, ont de l’énergie à
revendre, un beau sourire généreux et un formidable répertoire algérien
de 1940 à nos jours à partager. Usant de pédagogie pour expliquer
pourquoi ces chansons, qui sont les chanteurs…, les frangins et leurs
musiciens (Jean-Luc Amestoy, accordéon ; Julien Costa, cajon ; Rachid
Benalloua, flûte et mandole ; Manu Vigourous, guitare) ont livré,
pendant près de deux heures, en arabe, en kabyle et un peu en français,
les chants de leur enfance. Certains airs parlaient à nos oreilles, on a
même eu droit à quelques tubes, tel Adieu la France, et à une
version passionnante de Quisas en arabe. Pourtant, malgré les
rythmes entraînants et la volonté de Mouss de faire participer l’assistance, les spectateurs, à quelques
exceptions près, sont restés (trop) sages, bien calés dans leurs fauteuils. Il a fallu attendre la toute dernière
chanson du rappel pour qu’enfin l’auditoire se lève et gigote un peu. En tout cas, le pari était gagné : à
l’applaudimètre, le groupe avait emporté l’adhésion du public.
M.
PICARD
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Midi Libre 4
septembre 2007
Le
Jam lance sa saison et les classes de groupe
Il y a bien
quelques dossiers qui demandent encore à mijoter mais la saison 2007-2008
du Jam, école de musique et salle de concerts, laisse déjà échapper le
fumet de quelques nouveautés. A commencer par la section enseignement.
«
Nous montons trois classes thématiques pour jeunes musiciens confirmés,
sous la responsabilité de groupes professionnels, annonce Jean Peiffer, directeur. Chacune
accueillera sept à huit musiciens. La première concernera les musiques métissées.
Elle sera animée par les Boukakes. La deuxième, les musiques de l'Est
avec Taraf Goulamas, la troisième, les musiques modernes du désert
subsaharien avec Safi. »
Jean Peiffer voit plusieurs avantages à cette nouvelle formule. «
C'est du concret », s'engage-t-il. D'abord, le contact de jeunes
talents avec des professionnels. Ensuite, une possibilité d'assurer les
premières parties des "grands frères". Enfin, pour les
musiciens professionnels, le partage de l'expérience, le contact pédagogique
et la recherche d'idées pour l'élaboration d'un répertoire. Ces trois
thèmes qui peuvent, pour certains, être éloignés du jazz ne le sont
pas pour le directeur. « Ces musiques sont des jazz actuels », estime-t-il.
Le volet enseignement vient compléter un enseignement musical classique
et les classes d'ensemble dédiées à la salsa, au jazz créole, au
funk'n groove ou encore au a capella.
Autre projet : le rapprochement avec le conservatoire pour la finalisation
d'un enseignement spécifique des jazz débouchant sur un diplôme reconnu
au niveau national. « Cela n'existe pas. Ce serait formidable pour les
élèves », reconnaît le directeur.
L'avancée de ce dossier dépend de la réorganisation enclenchée au
niveau national. Et du lancement des travaux d'agrandissement et de réhabilitation
du Jam. Annoncé il y a près de deux ans, le dossier tarde encore du fait
d'hésitations administratives de la part de l'État. Les crédits n'ont
pas été engagés et grippent les travaux. En plus, ils sont maintenant
conditionnés à la présentation d'un rapport d'inspection du ministère
de la Culture concernant l'attribution d'un agrément national école de
musique dont les résultats seront connus au plus tôt dans le courant
2008. « Cette attente fragilise notre budget car nous avons financé
les études des travaux. Elle nous oblige à faire attention sur la
programmation de la salle de concerts. Mais nous avons bon espoir. »
Un mot qui convient parfaitement pour le renforcement des relations
entre le Jam et l'association Continuum, anciens frères ennemis. Pour la
deuxième année, ils coproduisent les Chemins des Master-classes.
Continuum et ses musiciens de renommée internationale utilisent son
carnet d'adresses pour booker les stars du jazz français. Trois concerts
ont ensuite lieu au Jam et dans deux villes du cœur d'Hérault.. En
attendant la première d'entre elles, c'est le public qui va mijoter.
Christophe Gayraud
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Rencontre
Steve Coleman, le souffle d'une foi en soi
Midi
Libre février 2007
Le
tortueux saxophoniste américain a deux dons. Entre autres, et apparus évidents
hier après-midi, au Jam. Celui de maîtriser les rythmes composés les
plus complexes et de les injecter dans des improvisations ou des
compositions déroutantes. Et la faculté de parler sa musique de la manière
la plus Simple. Lors d'une de ces rencontres rares dont on boit chaque
mot, Steve Coleman s'est adressé à un parterre (un peu restreint) d'élèves
de l'école de jazz. Sous forme de questions réponses, où la timidité a
rapidement cédé la place à la complicité, il a évoqué ses débuts,
« trop tardifs à mon goût, à 14 ans », son mentor, le sax ténor
Von Freeman, sa rencontre avec le jazz en allant écouter et voir des
musiciens jouer dans des sessions aventureuses à Chicago, sa ville,
davantage que sur disque, le culot d'oser également, même sans d'énormes
bagages techniques. «J'ai appris à jouer à l'oreille avant de savoir
lire la musique », a-t-il avoué.
La
discussion s'est ensuite longuement poursuivie sur sa définition de la réussite.
«Peu importe qu'elle soit
économique ou non. L'essentiel est de trouver son chemin dans la voie de
son choix. C'est la réalisation de son projet qui est essentielle.
Davantage que d'écouter les conseils de ses amis ou de son entourage,
c'est de connaître l'histoire des gens qui vous ont précédé qui vous
permet de prendre les bonnes décisions».
Steve
Coleman venait pour la .trojsième fois à Montpellier. Hier, en soirée,
son concert affichait archi-complet. Son public attend déjà avec
impatience sa quatrième venue.
Christophe
Gayraud
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Midi Libre Mercredi 20 septembre 2006
Salle
Une nouvelle aile pour les bâtiments du Jam
CHANTIER
Les travaux d'extension de l'école de jazz démarreront
au mois de mars 2007
Sans
parler de découverte de partition poussiéreuse comme les mélomanes les
aiment tant, l'équipe du Jam voit enfin son projet architectural
d'extension et de rénovation des bâtiments de son école sortir définitivement
des cartons. Le dossier y séjournait depuis 2004. Installé depuis 1997
rue Ferdinand de Lesseps, dans le quartier des Prés d'Arènes, le Jazz
Action Montpellier profitera, dès la saison prochaine, d'un véritable
hall d'accueil pour ses deux cents élèves, d'une nouvelle classe
d'ensemble, d'une salle de cours théorique et de quatre boxes de répétition
supplémentaires s'ajoutant aux onze salles de cours existantes.
Ces
travaux, d'un montant de 484 000 € financés par la mairie de
Montpellier, le conseil général de l'Hérault, la Région Languedoc Roussillon,
la Direction des affaires culturelles et le Jam, visent davantage à améliorer
la qualité de l'enseignement qu'à accueillir de nouveaux élèves, les
effectifs étant au maximum, souligne Jean Peiffer, le directeur du Jam.
Tout
comme il n'est pas question d'agrandir la salle de concert attenante
pouvant accueillir, « quand c'est chaud quatre cents personnes, et
soixante pour des soirées davantage club sans que, pour cela, on ait
l'impression d'être dans le désert ».
Côté
concerts justement, le Jam restera fidèle à sa programmation d'un
quintal de dates avec ses incontournables poids lourds nationaux,
internationaux (Mike Stern, Steve Coleman...) mais aussi des groupes régionaux
cherchant à s'éprouver sur scène. Il renouvellera ou renforcera également
ses récents partenariats avec Cosmic Groove, promoteur local de détonants
concerts funk sixties, avec le Festival du cinéma méditerranéen, en
attribuant un prix de la meilleure musique de film (la présidente du jury
2006 sera Emilie Simon, ancienne élève du Jam), ou encore, espère-t-il,
avec le Festival de Radio France, .après avoir assuré pour la première
fois, en 2006, la programmation des avant-soirées jazz.
Enfin,
aux chapitres des nouveautés, le Jam lance les soirées ciné-concert
(blues au programme de la première, le 23 novembre, avec Correy Harris, héros
du film du Mali au Mississippi, de Martin Scorsese) et se rapproche du
collectif montpelliérain des "pointures" de Continuum qui, avec
leurs invités de prestige, assureront cinq concerts sur l'année, doublés
de master-class.
Premier
concert: vendredi 13 odobre Marva Withney ex-choriste de James Brown. 24
€.
Christophe GAYRAUD
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Hérault
du jours 20/09/2006
Scène
jazz
Un
Jam rayonnant
Temple
local du jazz, école régionale de musique en passe de s'agrandir, salle
de concert de presque 400 places, le Jam ouvre sa saison. Le12 octobre.
A
la rentrée2007, le Jam installé rue Ferdinand de Lesseps depuis 1997,
achèvera sa réhabilitation.
Au
cœur du projet d'extension et de rénovation financé par les collectivités,
l'agrandissement des locaux d'enseignement de son école régionale de
jazz et de musiques actuelles, déjà équipée d'une scène et d'un
studio d'enregistrement. «L'école est le moteur du Jam sur le plan
musical et économique, sa colonne vertébrale. Son agrandissement n’est
pas tant pour augmenter le nombre d'élèves que pour se donner des moyens
et des outils nouveaux» souligne Jean-François Fontana, président du
Jam. Dispensé par une trentaine de musiciens, l' enseignement s'adresse
aux pratiques amateurs et professionnelles. En s'associant au
conservatoire de région de Montpellier, le Jam devrait pouvoir délivrer
des diplômes à partir de la rentrée 2008, ce qui n était pas le cas
jusqu'à présent. «La plupart des conservatoires sont mal à l’aise
avec l'enseignement des musiques actuelles, dont la définition est
d'ailleurs encore assez problématique! Il n 'existe que des prestations
ponctuelles. .A Tours par
exemple, il existe déjà une
convention entre le conservatoire et une école explique Jean Peiffer,
directeur du Jam. Après deux ans d'études, on obtiendra ainsi son diplôme
d’études musicales (DEM).
Pour
le reste, le Jam reste ce qu'il est, c'est-à-dire une salle de 350 places
autofinancée à 75%, accueillant «des grosses pointures et des gens
d'ici » et oscillant entre ambiance club et salle bondée. «Small is
beautiful » continue à penser Jean-François Fontana.
La
saison nouvelle sera lancée
jeudi12 octobre à 21h avec un bœuf réunissant les étudiants et leurs
profs. Une centaine de concerts éclectiques (jazz, musiques du monde,
chanson, groove, funk. . .) sont ensuite programmés jusqu'au mois de juin
et annoncés trimestre par trimestre. «On est tenté d'en faire de plus
en plus car les salles de concerts crèvent à Montpellier. On ne peut
plus envoyer les groupes vers d'autres salles du centre ville comme avant» .
Le Jam s'apprête aussi à accueillir le collectif de jazz Continuum pour
cinq dates doublées de Master Class. En lien avec la planète musicale
locale, le temple montpelliérain du Jazz poursuit également ses
partenariats avec les festivals régionaux. Comme en 2005, il récompensera
notamment le prix de la meilleure musique de film figurant dans la compétition
du Festival du Cinéma méditerranéen ; Après les délibérations
d'un jury présidé par la Montpelliéraine de renommée internationale
Emilie Simon, une bourse de 1200 € sera attribuée au gagnant.
Subventionné
par l'ensemble des collectivités locales et territoriales, proposant un
enseignement professionnel bientôt validé par un diplôme et « réconcilié
avec tout le monde», le Jam regarde l'avenir d'un bon œil et affiche une
mine rayonnante en cette rentrée. C'est suffisamment rare d’entendre
que tout va bien:pour ne pas le souligner. Anne
LERAY
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Midi Libre 31
août 2006
Saison Du
free au rappé,
la cuisine
jazz est au Jam
PANORAMA
La
programmation' du premier trimestre alterne vedettes internationales
et
valeurs régionales
Ce
sera un vendredi 13. Cette date est la première de la programmation
2006-2007 'du Jam dont on connaît pour
l'heure les contours du premier trimestre. Quel défilé de modes jazz
dans la salle instaIlée rue Ferdinand de lesseps. Autant de vedettes,
attendues et surprises à découvrir, que de cargos empruntant le Cana! de
Suez! Au printemps dernier, lors d'un festival groove de haute volée,
Jean Peiffer, directeur, rabâchait à un public inhabituel du lieu: «
Venez plus souvent, il y a de grands concerts ici.» Dont acte.
Donc,
le vendredi 13 Octobre, Mana Whitney, ambassadrice de la sou! 60's déclenchera
les hostilités. Mike Stern, guitariste jazz-rock indomptable, lui emboîtera
le pas le 25 octobre. Il viendra offrir avec son Band les sensations
nouvelles de son tout dernier album. Quant au Percussionniste Roberto Juan
Rodriguez, sa surprenante et pour autant évidente fusion entre le son
cubain et la musique juive klezmer clôturera un premier mois ébouriffant.
A
peine le temps de reprendre sa respiration qu'un autre artiste incroyable
est en vue. Le 8 novembre, le volcanique pianiste Jean-Michel PILC (en
trio) fera apprécier son art de la liberté dans une virtuosité loin d'être
inutile. Puis se succéderont Manuel Wandji, percussionniste de Ben Harper
et Manu Dibango le 15 novembre, l'organiste sou! Brian Auger le 18
novembre, le rappeur décalé Rocè jouant les décloisonnements musicaux
le 25 novembre, et Steve Bernstein Sex Mob, l'un des meilleurs poissons pilotes
de la Knitting factory, scène essentielle actuellement du jazz
new-yorkais, le 29 novembre. Enfin, le 20 décembre, l'incontournable
pianiste dans le paysage hexagonal Laurent Cugny boucle le ' premier
trimestre.'
intercalées
entre ses rendez-vous de prestige, la scène locale et soirées à thème
ne sont pas oubliées. Ainsi les maintenant traditionnelles Nuits du
ramadan les 14 et 20 octobre ouvrent le bal. Autres promesses de frissons,
les nouvelles soirées Ciné-concert, en présence des artistes sur scène
après la projection : Du Mali au Mississipi, de Scorsese avec le bluesman
Corey Harris le 23 novembre, Siegfried Kessler, a love secret suivi d'un
concert du pianiste le 30 novembre, et The Soul of man de Wim Wenders et
live de Keith B Brown. Au chapitre des voix, Elsa Gelly accompagnée à
l'accordéon par David Richard présentent The Tour / De chansons françaises
de Brel à Barbara, le 19 octobre. Seront également sur scène, Michel
Arbatz, jongleur de mots et funambule entre jazz, java. flamenco et
rythmes maghrébins le 10 novembre, Jazzpell
17 novembre, et le sextet Elull Noomi pour une performance a
capella progressive le 24 novembre.
Enfin
sous la bannière Jam découvertes, le quartet Malakite, le 26 octobre, et
le projet Manioc Poésie du trompettiste antillais Franck Nicolas le 2
novembre, apportent une touche jazz worldgroove. Vivement la rentrée! .
Ch.
GAYRAUD .
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