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Midi loisirs du 15/03/2010 Le Jam sacre le printemps et son trentième
anniversaire Institution musicale
incontournable, le Jam ("Jazz Action Montpellier") fête cette
année ses trente ans et s’il ne s’agissait pas de la neuvième édition
de son festival Le Jam sacre le printemps, on jurerait qu’il s’agit
des célébrations anniversaire, tant chaque concert brille, pétille et
enivre comme un champagne grand cru. Les festivités débutent ce vendredi
5 mars avec Jose James, crooner pour le temps présent dont le talent
explose aux confins du jazz, de la soul et du hip-hop. On enchaîne mardi
9 mars avec Quest, quartette conduit par le saxophoniste David Liebman que
son pianiste Richie Beirach présente comme une « combinaison du Miles
des années 60, du Coltrane des années 60 et du meilleur dans le
free-jazz ». Puisqu’on en parle, l’événement
suivant, le 17 mars, n’est autre que Ravi Coltrane, le fils qui s’y
entend pour pulser en quartette un jazz new-yorkais on ne peut plus
actuel. On bifurque vers le groove total le 13 mars avec l’épatant Bibi
Tanga & The Selenites. Le 20 mars, Paulinho Lemos présentera son
Jobim Project, bossa nova forcément. On reste en Amérique latine, Cuba
cette fois, le 27 mars avec le représentant de la nueva troba William
Vivanco. C’est ensuite un génie des claviers qui déboule le 31 mars :
Tigran Hamasyan avec son nouveau groupe Arrata Rebirth. Enfin, le 2 avril,
ultime virage stylistique et temporel avec Sir Joe Quaterman, chanteur américain
soul & funk tout droit issu des 70’s. Champagne ! Jérémy
BERNÈDE L’école de jazz Le Jam, c’est une très
agréable salle de concert de 400 places portant le |
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Padovani
et sa bande ( 15/01/2010) Ambiance
sérieuse et appliquée vendredi soir au Jam pour la venue de Jean-Marc
Padovani qui a présenté son projet "Sketches". John Coltrane,
Eric Dolphy ou Oliver Nelson, c'est notamment autour de leurs compositions
arrangées que le septet rend hommage aux saxophonistes majuscules de
l'histoire du jazz américain. Souvent
sautillant sur une seule jambe, mais les deux mains vissées sur ses saxes
ténor ou soprano, J-M Padovani triture habilement les thèmes, par un mécanisme
d'allers-retours avec ses musiciens. Mais l'ensemble, bien rodé, reste un
peu figé et manque de spontanéité, d'inattendu, de force. Une rythmique
très complice vient revigorer le groupe qui a peu souvent été réuni en
concert depuis leur création (2008). Le batteur François Laizeau et
l'excellent Frédéric Monino, dont le jeu et le son si caractéristiques
en font l'un des meilleurs bassistes actuels, s'amusent visiblement dans
cette structure où l'improvisation est cependant un peu à l'étroit. Une
bonne surprise avec la voix de Claudia Solal, dont les aigus étirés
ouvrent de nouveaux espaces. Benoît
Guerrée |
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Larry Carlton Trio à Montpellier Le JAM, Montpellier (34), le 8 novembre. |
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Steve
Coleman au JAM : l'évidente complexité JAM,
Montpellier (34), le 28 octobre. Steve
Coleman (alt sax, voc), Jonathan Finlayson (tp), Jen Shyu (voc), Thomas
Morgan (b), Tim Albright (tb), Marcus Gilmore (dms) Ils
sont six à nous faire face en arc de cercle, batterie et voix aux extrémités.
Cet orchestre est un vrai groupe, soudé, cohérent et massif, si l'on
excepte Jen Shyu qui semble souvent chercher sa place... Pour les cinq
autres, clairement dirigés par un Steve Coleman attentif et omniprésent,
l'alchimie est réussie. On assiste à un savant maillage permanent de
l'espace sonore dont la progression minutieuse oblige le spectateur à une
attention soutenue, caractérisée par un silence rare dans le public. Assurément,
on ne comprend pas tous-tes la même chose du langage colemanien. Ce qui
est sûr, c'est qu'il est expressif, évocateur et terriblement mystérieux.
Parfois, on peine à suivre, tant le propos est continu, sans
interruption, largement aidé par un Marcus Gilmore phénoménal malgré
son air de ne pas y toucher. Le jeune batteur (23 ans), a peut-être hérité
de quelques ficelles de son grand-père (Roy Haynes), il n'en développe
pas moins son jeu propre, comparable à une locomotive filant sur un
trajet sans gare où s'arrêter, avec un foisonnement de rythmes toujours
renouvelés. Mais
la continuelle course en avant est contrebalancée par une fine
utilisation des silences, tant par le saxophoniste que par les deux autres
cuivres, Tim Albright et Jonathan Finlayson. Ce dernier est l'ancien du
groupe, trompettiste depuis 2001 au sein des Five Elements et ça se voit
: il joue toujours juste, très complice, et semble contribuer à la bonne
intégration plus récente du tromboniste au jeu original. Après
plus de deux heures de musique non-stop, on en ressort abasourdi et émerveillé,
de retour d'un pays où l'on parle une belle langue inconnue, qui semble
en réunir d'autres, plus familières cette fois. Entre autres, le hip-hop
n'est jamais loin, notamment traduit par un final vocal rapé amusé, où
Thomas Morgan, qui avait quelque mal à faire oublier la basse puissante
de Reggie Washington, semble trouver son compte. Quand Steve Coleman
reproduit à la voix une ou deux phrases jouées auparavant au saxophone,
c'est un éclairage nouveau, tel un pédagogue qui ré-explique sans répéter.
Les élèves présent-es la veille à la masterclass pourront le
confirmer... Sur
les raisons de son retour au JAM, l'atypique école-salle de
concert-studio, Steve Coleman fait un clin d'œil au titre (1) du disque
enregistré ici même il y a 8 ans : « We came back because we couldn't
resist ! » Benoît
Guerrée Jazz magazine web (1)Resistance
is Futile, Label Bleu, 2001 |
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MIDI LIBRE 28/10/2009 Deux heures dans le secret du jazz de Steve Coleman
Photo
Sylvie Cambon
Eric DELHAYE |
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Mike
Stern : rock on stage ! JAM,
Montpellier (34), 22-10-09 Mike
Stern (g), Randy Brecker (tp), Dave Weckl (dm), Chris Minh Doky (elb, b) Il
aime venir au JAM, le répète, et après 5 passages dans la salle de
concert de l'excellente école montpelliéraine, le public le lui rend
bien. Du gros rock, puissant, appuyé par une rythmique terrible, a
enflammé une salle pleine à craquer. C'est
moins policé que sur son dernier opus "Big Neighborhood" au
concept un peu brouillon avec la pléiade d'invités qui le compose et la
diversité des répertoires visités. Des
riffs à la Deep Purple des bons jours, une reprise de Hendrix, l'homme à
la Yamaha s'installe dans une musique binaire qui fonctionne à merveille.
On en est même surpris quand Randy Brecker surgit de l'ombre pour poser
un phrasé toujours juste et subtil, après la grosse guitare de Mike
Stern ! Les deux s'entendent parfaitement, jouant souvent à l'unisson,
fruit d'une collaboration intermittente mais fructueuse qui date de plus
de vingt ans. Ils sont bien aidés par un Dave Weckl, époustouflant, qui
a définitivement rangé au placard ses démonstrations parfois rébarbatives
de ses albums solos des années 90, pour laisser place à un jeu très
appuyé, sans fioritures, et très complice avec Chris Minh Doky. Le
bassiste alterne contrebasse et basse électrique avec une aisance aussi déconcertante
que les soli de Dave Weckl sur son gigantesque set de batterie. S'il est
sobre dans la rythmique, le batteur n'en est pas moins démonstratif
lorsque les projecteurs sont braqués sur lui, à mains nues, aux balais
ou aux baguettes. Mike
Stern aligne les notes avec un son plus gras qu'à l'accoutumée, une
attaque de corde rageuse qui rend difficile la position assise à un
public de connaisseurs, nombreux à venir se faire photographier à la fin
du concert aux côtés du guitariste du Miles Davis des années 80. Mike
Stern vient d'enregistrer avec Steve Vai et Eric Johnson car « c'est
quand même autre chose que les guitaristes de jazz », dit-il avec le
sourire de celui qui vient de vendre des dizaines de disques dédicacés
en fin de concert, alpaguant le spectateur tel un bonimenteur de foire. «
C'est bientôt Noël, pensez à votre grand-mère ! » répète t-il à
l'envi. Sur
scène le 23 octobre à St Gaudens (Jazz sur son 31) et le 3 novembre à
Nice, Mike Stern nous dit « vouloir tourner et faire plaisir au public »
et n'a pas d'autres projets en tête pour l'instant. La
prochaine star qui viendra fêter les 30 du JAM n'est autre que Steve
Coleman, qui revient mercredi 28 octobre dans l'école où il avait
enregistré "Resistance is Futile" en 2002 et donné moult
masterclass. À suivre Benoît Guerrée (Jazz magazine web) |
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MIDI
LIBRE Au Jam, L'aurore boréale avec Nils Petter Molvaer Entrée religieuse orientale, dans l'obscurité. Comme une lente chevauchée en steppe glacée, le trompettiste Nils Petter Molvaer a entraîné le Jam dans un concert envoûtant. Étonnant. Fusion de trompette, percussions, guitare et électronique plus vidéo. Le spectacle était total, tous les sens mis en éveil. Montée en intensité, la batterie trace la route, Nils Petter Molvaer chante dans le cornet de sa trompette, la pellicule, derrière lui, brûle. Main sur l'ordinateur, il triture les sons. Inspiré. Concentré. Le public ondule, en rythme, suit le trio qui fait danser la musique, réchauffe les cœurs. Les connaisseurs sont ravis, les profanes esbaudis. Pris dans un univers onirique poétique d'exception. Où le trompettiste psalmodie. Chaque note posèe précisément, chaque écho maîtrisé. Avec Fiction, dernière création, le trio provoque un effet aurore boréale, avec explosion de sons, d'impressions. Vient ensuite une berceuse comme un rêve qui s'étire. Le guitariste joue son instrument à l'archet et le batteur saisit une cymbale qu'il fait sonner jusqu'à rendre vivant le battement d'ailes du papillon. Tout s'enchaîne, file. Musique riche et en même temps limpide. La course effrénée, effet électrocardiogramme, du trio norvégien met l'esprit dans un drôle d'état. Presque hallucinatoire. Les images vibrent et s'inspirent en direct de leur jeu, parfois cubiques, parfois BD genre Bilal, en noir et blanc ou en volutes dorées. Le temps n'a plus de prise… Et quand le concert se finit, nul ne bouge dans la salle pour retenir l'intensité des impressions. Camille-Solveig FOL |
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| FESTIVAL RADIO FRANCE Mercredi 15 juillet 2009 | |||
Jam Les talents du Suds’invitent au domaine d’O |
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Voilà
quatre ans que
le Jam (Jazz action
Montpellier), l’école de
jazz et salle de concert de
Montpellier, concocte une
programmation jazz qui se
glisse juste avant les soirées
proposées par France Musique
dans le cadre du Festival de
Radio France. Les deux scènes
installées au domaine
d’O sont juste séparées de quelques mètres
: celle de Jam
est sous la pinède et celle de
France Musique dans le grand
amphi d’O. Le jazz est
certes leur bannière commune mais
chaque organisateur prépare son
programme dans son coin.
Xavier Prévost,
producteur des concerts de
France Musique, mise sur des
artistes nationaux ou
internationaux qui ont déjà une
notoriété. Jean Peiffer,
directeur du Jam, dont les
concerts débutent à 20 h 30, veut
lui faire entendre du jazz régional. «
Aujourd’hui, on a fait passer
quasiment tous les groupes
de la région sur cette scène,
estime
Jean Peiffer. Les
formations invitées ont le
plus souvent déjà joué chez
nous ou sinon ce sont des
groupes que l’on a vus ailleurs
et que l’on a aimés. |
Le duo Scotch et Sofa chantera sous la pinède du Domaine d’O, ce vendredi, à 20 h 30. Photo D. R. |
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Le
jazz que nous sélectionnons ressemble
à celui que nous
accueillons toute l’année au
Jam, c’est-à-dire un jazz
plutôt convivial ». Regroupés
sous l’intitulé "Les
talents Sud de France en concert",
les musiciens qui se produiront sur
la scène du Jam seront
donc avant tout des locaux (ou
presque). Ainsi, c’est avec
la classe funk des élèves
du Jam (Jam’funk n’groove)
que s’ouvre ce soir ces
"apéritifs" jazz. Puis |
suivront
Mezcal jazz unit, Atipa, Louis Martinez
trio, Renza- Bô… Ou
encore le duo Scotch et Sofa
(notre photo). Mais, cette
année, Jean Peiffer a innové, étendant
le Sud de la France
jusqu’à Barcelone, puisqu’il a
invité le trio espagnol Munir hossn
project. «
On les connaît, indique
le directeur du
Jam. Et puis on avait
envie de créer des liens avec
Barcelone, où il se passe pas
mal de choses. » L’année prochaine, le
Jam ira-t-il cher- |
cher ses
talents du Sud de la France
jusqu’en Italie ? _ Mireille
PICARD ◗ Scène
Jam (ou Sud de France). Du
mardi au samedi. De 19 h 30 à
21 h 30 (début des concerts 20
h 30). Jusqu’au 31 juillet. Pinède
du domaine d’O, 178
rue de la Carrièrasse (arrêt tram
: Malbosc). Entrée libre. Ce
soir : Jam'funk n'groove, la classe
Funk des élèves du Jam. Le
programme complet sur www.lejam.com,
rubrique "concerts" puis "juillet 2009".
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MIDI LIBRE Édition du lundi 29 septembre 2008
photo Jean-Michel MART Jam
Les crédits promis par l'État se font attendreCe devait être la grande affaire de l'année
2007 pour le Jam : les travaux d'extension de son école de musique
allaient débuter en mars. Las, plus d'un an après, le premier coup de
pioche ne paraît pas être imminent. Pourtant, tout semblait se présenter
sous les meilleurs auspices avec l'accord donné en 2006 par la Ville, le
Département, la Région et l'État, via son représentant sur place, la
Drac. M. PICARD |
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Édition du jeudi 3 juillet 2008
MIDI LIBRE
Photo D. CRESPIN Musique Ba Cissoko cultive ses racines guinéennes
Calebasse
calée entre
les jambes, Kon Kouré est installé au sol. A côté de lui, Kourou
Kouyaté accorde sa basse. Bien isolés phoniquement dans un coin du
studio Lakanal, ils ne voient guère, derrière leur cloison mobile, Ba
Cissoko le chanteur, Abdulaï Kouyaté à la guitare acoustique et Sékou
Kouyaté avec sa kora. « Ça tourne », indique le sonorisateur
Pierre Vandewaeter après que les musiciens se sont accordés. Doté
chacun d'un casque sur les oreilles qui leur permet de s'entendre
mutuellement, ils se lancent dans l'interprétation de Mambo, un
des douze titres du prochain album du talentueux groupe guinéen Ba
Cissoko. Ils ont tellement l'habitude de jouer ensemble que l'entente est
parfaite. Tout est fluide. Ils feront tout de même une seconde prise. |
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MIDI LIBRE mercredi 30 janvier 2008 Lundi
soir, au Jam, Mouss et Hakim (Zebda) présentaient leur projet
Origines
contrôlées :
« Des Chansons de France »
ENTRETIEN Qu’est-ce
qui motive le projet Origines contrôlées, consacré aux chansons
anciennes de l’immigration algérienne ? Mouss
Amokrane : Depuis quatre ans, on a créé à Toulouse
le festival Origines contrôlées, autour de la mémoire de
l’immigration et de la colonisation. Il était temps de faire un album
de chansons de l’immigration algérienne, sauce toulousaine. L’idée
est de dire : ce patrimoine existe, mettons-le au pot commun. De même, il
y a des langues de France, l’arabe Que
nous apprennent ces chansons sur cette première vague de l’immigration
et sur la période dite de l’entre-soi ? Elles
expriment la souffrance de l’époque : on subit en espérant des jours
meilleurs et on le fait entre-soi. La réalité est aujourd’hui très
différente. Il n’y a plus de communautarisme. Le
danger n’est plus dans l’entre-soi mais plutôt dans cette rupture que
peut provoquer, chez les jeunes des quartiers autant que chez Nicolas
Sarkozy, une identité fantasmée. Le
concept d’identité nationale est-il donc dangereux ? Oui
parce que, même s’il n’y a pas de problèmes d’intégration, la désintégration,
elle, existe. Quand on parle d’identité D’ailleurs,
ces chansons nous parlent comme faisant déjà partie de notre patrimoine. C’est
ce qui est passionnant en tant que musiciens. On se rend compte qu’elles
font partie de l’histoire collective. Ce La
transmission, c’est la clé ? Il
y a cette dimension héroïque que l’on ressent à l’égard de nos
parents et qu’on a besoin de transmettre à nos enfants : ça part
d’une description de ces gens qui n’étaient pas soumis, qui n’étaient
pas très instruits mais cultivés. Vous
opposez ainsi le principe d’empreinte culturelle à celui d’empreinte
génétique. La
réflexion est globale face à une idéologie de droite. A l’empreinte génétique,
stigmatisante, j’oppose l’idée que notre famille est constituée par
les gens avec lesquels on grandit. Je défends donc le droit du sol, je
suis républicain. À
Toulouse, vous soutenez la liste LCR-Motivé-e-s alors que votre ami de
Zebda, Magyd Cherfi, figure sur la liste PS. Je
ne partage pas ce choix. C’est un peu un abandon du combat, c’est se
ranger du côté des "costume-cravate". Alors,
que devient Zebda ? La
parenthèse a été une respiration salutaire pour tous. Mais on évoque sérieusement
l’idée de refaire un album. _ Recueilli
par Eric DELHAYE
Retrouvez
Origines contrôlées en mai à Montpellier, puis en L’énergie de Mouss et Hakim «
Ça va bien ? », demande Hakim, avec son bel accent
toulousain, en arrivant sur scène. Ça allait même très bien, lundi
soir, au Jam, pour le concert acoustique offert par Origines contrôlées.
Mouss et Hakim Amokrane, chefs de file de cette formation réduite pour
l’occasion à six personnes sous mode acoustique, ont de l’énergie à
revendre, un beau sourire généreux et un formidable répertoire algérien
de 1940 à nos jours à partager. Usant de pédagogie pour expliquer
pourquoi ces chansons, qui sont les chanteurs…, les frangins et leurs
musiciens (Jean-Luc Amestoy, accordéon ; Julien Costa, cajon ; Rachid
Benalloua, flûte et mandole ; Manu Vigourous, guitare) ont livré,
pendant près de deux heures, en arabe, en kabyle et un peu en français,
les chants de leur enfance. Certains airs parlaient à nos oreilles, on a
même eu droit à quelques tubes, tel Adieu la France, et à une
version passionnante de Quisas en arabe. Pourtant, malgré les
rythmes entraînants et la volonté de Mouss M. PICARD |
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Midi Libre 4 septembre 2007 Le
Jam lance sa saison et les classes de groupe «
Nous montons trois classes thématiques pour jeunes musiciens confirmés,
sous la responsabilité de groupes professionnels, annonce Jean Peiffer, directeur. Chacune
accueillera sept à huit musiciens. La première concernera les musiques métissées.
Elle sera animée par les Boukakes. La deuxième, les musiques de l'Est
avec Taraf Goulamas, la troisième, les musiques modernes du désert
subsaharien avec Safi. » Christophe Gayraud |
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Rencontre
Steve Coleman, le souffle d'une foi en soi
Midi
Libre février 2007 Le
tortueux saxophoniste américain a deux dons. Entre autres, et apparus évidents
hier après-midi, au Jam. Celui de maîtriser les rythmes composés les
plus complexes et de les injecter dans des improvisations ou des
compositions déroutantes. Et la faculté de parler sa musique de la manière
la plus Simple. Lors d'une de ces rencontres rares dont on boit chaque
mot, Steve Coleman s'est adressé à un parterre (un peu restreint) d'élèves
de l'école de jazz. Sous forme de questions réponses, où la timidité a
rapidement cédé la place à la complicité, il a évoqué ses débuts,
« trop tardifs à mon goût, à 14 ans », son mentor, le sax ténor
Von Freeman, sa rencontre avec le jazz en allant écouter et voir des
musiciens jouer dans des sessions aventureuses à Chicago, sa ville,
davantage que sur disque, le culot d'oser également, même sans d'énormes
bagages techniques. «J'ai appris à jouer à l'oreille avant de savoir
lire la musique », a-t-il avoué. La
discussion s'est ensuite longuement poursuivie sur sa définition de la réussite.
«Peu importe qu'elle soit
économique ou non. L'essentiel est de trouver son chemin dans la voie de
son choix. C'est la réalisation de son projet qui est essentielle.
Davantage que d'écouter les conseils de ses amis ou de son entourage,
c'est de connaître l'histoire des gens qui vous ont précédé qui vous
permet de prendre les bonnes décisions». Steve
Coleman venait pour la .trojsième fois à Montpellier. Hier, en soirée,
son concert affichait archi-complet. Son public attend déjà avec
impatience sa quatrième venue. Christophe
Gayraud |
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Midi Libre Mercredi 20 septembre 2006 Salle
Une nouvelle aile pour les bâtiments du Jam
Sans
parler de découverte de partition poussiéreuse comme les mélomanes les
aiment tant, l'équipe du Jam voit enfin son projet architectural
d'extension et de rénovation des bâtiments de son école sortir définitivement
des cartons. Le dossier y séjournait depuis 2004. Installé depuis 1997
rue Ferdinand de Lesseps, dans le quartier des Prés d'Arènes, le Jazz
Action Montpellier profitera, dès la saison prochaine, d'un véritable
hall d'accueil pour ses deux cents élèves, d'une nouvelle classe
d'ensemble, d'une salle de cours théorique et de quatre boxes de répétition
supplémentaires s'ajoutant aux onze salles de cours existantes. Ces
travaux, d'un montant de 484 000 € financés par la mairie de
Montpellier, le conseil général de l'Hérault, la Région Languedoc Roussillon,
la Direction des affaires culturelles et le Jam, visent davantage à améliorer
la qualité de l'enseignement qu'à accueillir de nouveaux élèves, les
effectifs étant au maximum, souligne Jean Peiffer, le directeur du Jam. Tout
comme il n'est pas question d'agrandir la salle de concert attenante
pouvant accueillir, « quand c'est chaud quatre cents personnes, et
soixante pour des soirées davantage club sans que, pour cela, on ait
l'impression d'être dans le désert ». Côté
concerts justement, le Jam restera fidèle à sa programmation d'un
quintal de dates avec ses incontournables poids lourds nationaux,
internationaux (Mike Stern, Steve Coleman...) mais aussi des groupes régionaux
cherchant à s'éprouver sur scène. Il renouvellera ou renforcera également
ses récents partenariats avec Cosmic Groove, promoteur local de détonants
concerts funk sixties, avec le Festival du cinéma méditerranéen, en
attribuant un prix de la meilleure musique de film (la présidente du jury
2006 sera Emilie Simon, ancienne élève du Jam), ou encore, espère-t-il,
avec le Festival de Radio France, .après avoir assuré pour la première
fois, en 2006, la programmation des avant-soirées jazz. Enfin,
aux chapitres des nouveautés, le Jam lance les soirées ciné-concert
(blues au programme de la première, le 23 novembre, avec Correy Harris, héros
du film du Mali au Mississippi, de Martin Scorsese) et se rapproche du
collectif montpelliérain des "pointures" de Continuum qui, avec
leurs invités de prestige, assureront cinq concerts sur l'année, doublés
de master-class. Premier
concert: vendredi 13 odobre Marva Withney ex-choriste de James Brown. 24
€. Christophe GAYRAUD |
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Hérault
du jours 20/09/2006 Scène
jazz Un
Jam rayonnant
Temple
local du jazz, école régionale de musique en passe de s'agrandir, salle
de concert de presque 400 places, le Jam ouvre sa saison. Le12 octobre. A
la rentrée2007, le Jam installé rue Ferdinand de Lesseps depuis 1997,
achèvera sa réhabilitation. Au
cœur du projet d'extension et de rénovation financé par les collectivités,
l'agrandissement des locaux d'enseignement de son école régionale de
jazz et de musiques actuelles, déjà équipée d'une scène et d'un
studio d'enregistrement. «L'école est le moteur du Jam sur le plan
musical et économique, sa colonne vertébrale. Son agrandissement n’est
pas tant pour augmenter le nombre d'élèves que pour se donner des moyens
et des outils nouveaux» souligne Jean-François Fontana, président du
Jam. Dispensé par une trentaine de musiciens, l' enseignement s'adresse
aux pratiques amateurs et professionnelles. En s'associant au
conservatoire de région de Montpellier, le Jam devrait pouvoir délivrer
des diplômes à partir de la rentrée 2008, ce qui n était pas le cas
jusqu'à présent. «La plupart des conservatoires sont mal à l’aise
avec l'enseignement des musiques actuelles, dont la définition est
d'ailleurs encore assez problématique! Il n 'existe que des prestations
ponctuelles. .A Tours par Pour
le reste, le Jam reste ce qu'il est, c'est-à-dire une salle de 350 places
autofinancée à 75%, accueillant «des grosses pointures et des gens
d'ici » et oscillant entre ambiance club et salle bondée. «Small is
beautiful » continue à penser Jean-François Fontana. La
saison nouvelle sera lancée
jeudi12 octobre à 21h avec un bœuf réunissant les étudiants et leurs
profs. Une centaine de concerts éclectiques (jazz, musiques du monde,
chanson, groove, funk. . .) sont ensuite programmés jusqu'au mois de juin
et annoncés trimestre par trimestre. «On est tenté d'en faire de plus
en plus car les salles de concerts crèvent à Montpellier. On ne peut
plus envoyer les groupes vers d'autres salles du centre ville comme avant» .
Le Jam s'apprête aussi à accueillir le collectif de jazz Continuum pour
cinq dates doublées de Master Class. En lien avec la planète musicale
locale, le temple montpelliérain du Jazz poursuit également ses
partenariats avec les festivals régionaux. Comme en 2005, il récompensera
notamment le prix de la meilleure musique de film figurant dans la compétition
du Festival du Cinéma méditerranéen ; Après les délibérations
d'un jury présidé par la Montpelliéraine de renommée internationale
Emilie Simon, une bourse de 1200 € sera attribuée au gagnant. Subventionné
par l'ensemble des collectivités locales et territoriales, proposant un
enseignement professionnel bientôt validé par un diplôme et « réconcilié
avec tout le monde», le Jam regarde l'avenir d'un bon œil et affiche une
mine rayonnante en cette rentrée. C'est suffisamment rare d’entendre
que tout va bien:pour ne pas le souligner. Anne
LERAY |
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Midi Libre 31
août 2006 Saison Du
free au rappé, la cuisine
jazz est au Jam PANORAMA La
programmation' du premier trimestre alterne vedettes internationales et
valeurs régionales Ce
sera un vendredi 13. Cette date est la première de la programmation
2006-2007 'du Jam dont on connaît pour
l'heure les contours du premier trimestre. Quel défilé de modes jazz
dans la salle instaIlée rue Ferdinand de lesseps. Autant de vedettes,
attendues et surprises à découvrir, que de cargos empruntant le Cana! de
Suez! Au printemps dernier, lors d'un festival groove de haute volée,
Jean Peiffer, directeur, rabâchait à un public inhabituel du lieu: «
Venez plus souvent, il y a de grands concerts ici.» Dont acte. Donc,
le vendredi 13 Octobre, Mana Whitney, ambassadrice de la sou! 60's déclenchera
les hostilités. Mike Stern, guitariste jazz-rock indomptable, lui emboîtera
le pas le 25 octobre. Il viendra offrir avec son Band les sensations
nouvelles de son tout dernier album. Quant au Percussionniste Roberto Juan
Rodriguez, sa surprenante et pour autant évidente fusion entre le son
cubain et la musique juive klezmer clôturera un premier mois ébouriffant. A
peine le temps de reprendre sa respiration qu'un autre artiste incroyable
est en vue. Le 8 novembre, le volcanique pianiste Jean-Michel PILC (en
trio) fera apprécier son art de la liberté dans une virtuosité loin d'être
inutile. Puis se succéderont Manuel Wandji, percussionniste de Ben Harper
et Manu Dibango le 15 novembre, l'organiste sou! Brian Auger le 18
novembre, le rappeur décalé Rocè jouant les décloisonnements musicaux
le 25 novembre, et Steve Bernstein Sex Mob, l'un des meilleurs poissons pilotes
de la Knitting factory, scène essentielle actuellement du jazz
new-yorkais, le 29 novembre. Enfin, le 20 décembre, l'incontournable
pianiste dans le paysage hexagonal Laurent Cugny boucle le ' premier
trimestre.' intercalées
entre ses rendez-vous de prestige, la scène locale et soirées à thème
ne sont pas oubliées. Ainsi les maintenant traditionnelles Nuits du
ramadan les 14 et 20 octobre ouvrent le bal. Autres promesses de frissons,
les nouvelles soirées Ciné-concert, en présence des artistes sur scène
après la projection : Du Mali au Mississipi, de Scorsese avec le bluesman
Corey Harris le 23 novembre, Siegfried Kessler, a love secret suivi d'un
concert du pianiste le 30 novembre, et The Soul of man de Wim Wenders et
live de Keith B Brown. Au chapitre des voix, Elsa Gelly accompagnée à
l'accordéon par David Richard présentent The Tour / De chansons françaises
de Brel à Barbara, le 19 octobre. Seront également sur scène, Michel
Arbatz, jongleur de mots et funambule entre jazz, java. flamenco et
rythmes maghrébins le 10 novembre, Jazzpell
17 novembre, et le sextet Elull Noomi pour une performance a
capella progressive le 24 novembre. Enfin sous la bannière Jam découvertes, le quartet Malakite, le 26 octobre, et le projet Manioc Poésie du trompettiste antillais Franck Nicolas le 2 novembre, apportent une touche jazz worldgroove. Vivement la rentrée! . Ch.
GAYRAUD . |
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